et vous crierez pour qu'il revienne.
Aline, oui. Les Marionnettes, aussi, bien sûr. Les Mots Bleus, oui, oui, oui. Et puis tout ce qui fait partie de la légende : les grosses voitures américaines, la collection de juke-boxes, la panoplie du dandy légèrement décadent, l’image tenace du chanteur pour midinettes...
Mais c’est aussi l’auteur du Beau Bizarre, sorti en 1978, premier album résolument rock, sélectionné par Libération parmi les cent meilleurs albums de toute l’histoire du rock’n’roll ; c’est un amoureux transi du septième art dont il connaît l’histoire sur le bout des doigts ; c’est un perfectionniste proche de la maniaquerie qui peut travailler pendant un an sur le seul son d’une partie de batterie ; et c’est, depuis les années 90, un créateur d’albums qui surprennent par leur modernité, dans lesquels, attiré par les possibilités infinies qu’offrent l’ordinateur, il bricole sa voix, son son et sa musique, abandonnant le modèle traditionnel couplet-refrain-couplet pour des chansons beaucoup plus torturées et labyrinthiques.
C’est tout ça, Christophe. Sans parler des collaborations ponctuelles avec la chorégraphe Marie-Claude Pietragalla, le regretté Alain Bashung ou le trompettiste de jazz Erik Truffaz. Pas facile de ranger Christophe dans une case, hein ? La sortie de son prochain album est prévue pour l’automne 2011. À quoi ressemblera le nouvel opus du plus inclassable des chanteurs français ?
À rien de connu, évidemment...
« L’expression libérée d’un homme qui, à 65 ans, ose délaisser les
codes de la chanson pour un collage géant de sensations et de sons. »
TÉLÉRAMA