J'échaffaude, tu échaffaudes...
Ils sont deux. Un homme et une femme. Ils se connaissent très mal. Ils viennent d'univers radicalement différents. Elle est étrangère, il est français. Elle est sous ses ordres, il dirige une équipe. Ils doivent finir de construire quelque chose ensemble, une maison, un lycée, des entrepôts, peu importe. Avec tous les aléas, les retards, les changements de plan, les dépassements de budget qu'implique toute construction...
Ils sont dans le bâtiment, donc. C'est un week-end, pendant des heures supplémentaires. Ils se retrouvent seuls, tous les deux, pour la première fois. Et ce n'est pas la même façon de se regarder, de se parler, quand on se retrouve seuls, pour la première fois. D'autant que, même s'ils doivent construire quelque chose ensemble, ils n'ont pas du tout la même vision de ce qui doit être construit...
C'est une pièce sur ce qu'on essaie de bâtir, aussi bien dans nos vies qu'avec les autres, dans la société. C'est une pièce sur notre présent qui est en devenir, sur notre destin qui est loin d'être tout tracé, et puis aussi sur la confusion et l'impuissance de notre époque. C'est une pièce pas tout à fait finie, à l'heure où nous écrivons ce texte. Comme ce texte. Comme nous tous, dont l'existence est en perpétuel chantier...
Rencontre avec Pauline Sales, le jeudi 19 avril à 19h.