La glace et le feu.
De son vrai nom Korin Ternovtzeff, Enzo Enzo naît à Paris en août 1960. Elle commence comme bassiste au sein de Lili Drop, groupe phare de la scène rock française du début des années 80. C'est là qu'elle rencontre Kent, le leader de Starshooter, autre groupe en vogue à l'époque, avec qui elle va peu à peu se tourner vers des sonorités beaucoup plus mélancoliques. Le succès arrive avec la chanson qui traîne encore dans toutes les têtes, Juste quelqu'un de bien, extraite de l'album Deux, qui lui vaut le grand prix de l'Académie Charles Cros et une Victoire de la Musique.
En 2002, Enzo Enzo est promue officier des Arts et des Lettres. En 2003, elle se produit au Casino de Paris, seule avec un pianiste et, en 2004, sort son cinquième album, Paroli, en faisant appel à des auteurs comme Serge Lama, Daniel Lavoie ou François Bréant et en demandant à son complice de toujours, Kent, de se charger de l'emballage final, jusqu'à son dernier album en date, Têtue.
Enzo Enzo, c'est une image glacée, sophistiquée qui contraste avec la chaleur de sa voix. Ce sont des textes d'une grande finesse portés par des sonorités jazzy rafraîchissantes. Enzo Enzo, c'est l'alliance des contraires, le mélange des genres, la fusion des extrêmes. C'est dans une formule en trio – voix, piano et contrebasse – qu'elle revisite, pour ce nouveau tour de chant, son grand répertoire français, composé par Kent, Julien Clerc, Romain Didier ou encore Mistinguett.
« Enzo Enzo prend la chanson par le joli côté des choses : voix douce, thèmes aussi entêtants que des parfums d'Orient, feulement jazzy [...]. Mais quand Enzo Enzo cultive son côté gouailleur [...], c'est bien aussi. »
L'EXPRESS