La mémoire vive.
Ça commence comme un récital. Avec des chansons drôles (Quand Zézette zozotte), émouvantes (Les boutons dorés) ou bien évoquant les périodes sombres de notre Histoire (Le Grand Lustucru). De très vieilles chansons, donc, mais réarrangées, dépoussiérées, modernisées par l'interprétation électrique de Laurent Viel et Marc Wyseur... et la guitare, tout aussi électrique, de Thierry Garcia.
Et puis des voix surgissent. Celles de personnes âgées qui nous parlent de leur enfance, de leur école, de leurs parents, de leurs premières amours et de leurs premières peurs face à la Guerre et sous l'Occupation. Mon pantalon est décousu nous transporte dans l'univers musical des grands-parents et arrière-grands-parents des enfants d'aujourd'hui. Vous le saviez, vous, que votre grand-père avait été petit ?
Ces chansons et ces souvenirs donnent lieu à une succession d'images scéniques aussi ludiques que poignantes. D'un oreiller surdimensionné s'échappent les costumes et les accessoires de Quand Zézette zozotte ; de petites pierres phosphorescentes dessinent le chemin du pensionnat des Boutons dorés ; et un long ruban lumineux figure l'inexorable progression des trains de la mort du Grand Lustucru. Pendant le spectacle, on rit, on pleure. Et après, on se sent comme une irrépressible envie d'aller embrasser ses aïeux. Qui a dit que le fil entre les générations était rompu ?
« Dans une scénographie très inventive, Laurent Viel et Marc Wyseur nous invitent à une traversée musicale empreinte de fantaisie, de malice et d'émotion. »
LA SCÈNE
Autour de ce spectacle, un « projet intergénérationnel de territoire » est mis en place, en lien avec des établissements scolaires et des maisons de retraite.