Good news from the stars.
Après avoir accompagné à la contrebasse Arthur H, Alain Bashung et Jacques Higelin, après avoir chanté Léo Ferré sur scène, il était normal que Brad Scott, considéré comme le plus francophile des musiciens anglais, revisite, à l’occasion du vingtième anniversaire de sa mort, le répertoire de Serge Gainsbourg.
Ce qui frappe dans l’oeuvre de Gainsbourg, avec le recul, c’est sa diversité formelle, son extraordinaire foisonnement de genres et de couleurs, comme si cette oeuvre résumait à elle seule plusieurs décennies de musique populaire en France, de la Rive gauche et du jazz jusqu’au funk et au rap, en passant par le yé-yé, la pop ou le reggae. Cette variété, Brad Scott l’a bien retranscrite, avec un sens de la fantaisie qui n’appartient qu’à lui...
C’est ainsi que Comic Strip, Initials BB ou Je suis venu te dire que je m’en vais (chantée en anglais) s’habillent de puissantes guitares ; que La chanson de Prévert se transforme en chanson de bar avec un ukulélé furieux et un grand coup d’accordéon ivre de danse ; que Ma Lou Marilou baigne dans un univers entre pina colada et plage de sable fin ; que La Ballade de Melody Nelsondevient une pure incantation rock’n’roll ; et que le méconnu Requiem pour un twister retrouve les fragrances canailles d’un jazz des bas-fonds. Vous l’aurezcompris : avec Brad Scott, on est à mille lieues de l’hommage en pantoufles...
« The Serge Gainsbourg Expérience nous invite dans une sorte de récréation musicale où les morceaux de Serge Gainsbourg sont autant de moments de plaisir. »
LE TELEGRAMME
Rencontre avec Brad Scott, le samedi 7 janvier à 19h.